« 2007-02 | Page d'accueil | 2007-04 »

30.03.2007

Les lorgnons...

Pour ceux qui aiment le rock français un peu "atypique"...
Un trésor datant de 1980...

Ce n'est pas le meilleur morceau de Ange, mais j'aime beaucoup...

Je ne vais pas (bien que je pourrais..) vous en parler pendant des heures, je dirais simplement qu'ils font partie de mes premiers amours musicaux...
Et que n'hésitez surtout pas à aller les voir s'ils passent dans votre ville, vous serez étonnamment surpris...
Magie, énergie, poésie...

medium_christian_3.2.jpg

(Christian le père, photo prise lors d'un concert en septembre 2004, d'où Monsieur Korat est ressorti tout ravi et tout secoué...)


podcast

28.03.2007

Devinette...

Mais où se cache donc le premier grain de beauté de Barbalala ??

24.03.2007

On n'est pas sérieux quand on a 17 ans...

C’était donc ça…

Les nuits sans sommeil, les bouffées d’angoisse, le corps torturé qui finit pas rejeter ce fruit trop mûr… L’été a duré trop longtemps.

C’était donc pour ça…

Elle regarde cette chose minuscule, on dirait une petite grenouille ratatinée.

Sa mère lui a dit « Elle n’a rien de toi ». Et cela sonne comme un verdict. Elle n’a et n’aura jamais rien d’elle.

Les couinements de cette petite chose lui sont insupportables, déjà…

Dans quelques jours, il lui faudra retourner chez elle, ou plutôt chez la sœur de son mari, avec ça, Le portrait miniature de ce pauvre type, le faible qui a même pleuré lorsque la petite a poussé son premier cri…

Autant renoncer… Sa vie à elle, elle ne l’imagine pas à quatre dans un deux-pièces, esclave dévouée corps et âme à cette gosse, épouse dissimulant son mépris… Autant voir les choses en face…

« A tout problème il y a une solution », lui a dit son frère, au parloir, il y a quelques semaines…

Son père l’a jetée dehors : Il n’a pas fait l’Indochine pour en arriver là…

Sa mère l’attend en bas. Elle lui a promis de l’aider, de la faire embaucher chez « Vog’ »…
mais pas question de prendre la petite avec elle. D’ailleurs, qui paiera la nourrice ? Et puis elle est à lui d’abord… (et puisqu’ils aiment tant les enfants, ces métèques…)

Elle se met à rêver… Travailler chez « Vog’ » le jour, aller danser la nuit… la vraie vie d’une fille de son âge, et qui sait ? Peut-être rencontrer « quelqu’un de bien », comme dit sa mère, se "refaire" une vie respectable…

C’est facile, après tout. Il suffit d’exactement huit minutes et trente-quatre secondes, pour ramasser ses affaires et déserter en silence une chambre trop bleue…

19.03.2007

Je cuisine...

Aujourd'hui : les haricots verts...

medium_Photo_8027.jpg


medium_Photo_8033.jpg

07.03.2007

Les chirurgiens...

Dans l'ancienne France, la chirurgie fut presque toujours séparée de la médecine ; ce ne fut que fort tard que l'on comprit que ces deux arts ne formaient qu'une seule et même science et que le médecin et le chirurgien ne pouvaient guère exercer l'un sans l'autre. Car si le médecin peut, à la rigueur, se dispenser de connaître à fond la pratique des opérations les plus compliquées, il n'en doit pas moins connaître l'anatomie ; et s'il n'est pas nécessaire au chirurgien de pouvoir reconnaître les symptômes et suivre la marche de toutes les maladies, du moins doit-il avoir une connaissance assez approfondie de la médecine pour savoir quand une opération est nécessaire et en prévoir toutes les conséquences.


Cela n'était pas aussi clair pour les gens du Moyen Age, surtout pour les médecins, qui redoutèrent toujours la concurrence des chirurgiens et réussirent à les maintenir dans une situation inférieure jusqu'au dix-huitième siècle.

Les plus anciens statuts de la corporation des chirurgiens sont de la fin du treizième siècle, du moins ceux des chirurgiens de Paris.

Ces premiers statuts ne nous apprennent que très peu de chose ; ils contiennent cependant une disposition remarquable, maintes fois remise en vigueur par la suite, et même au XIXe siècle ; nous voulons parler de l'obligation pour les chirurgiens de faire une déclaration au prévôt chaque fois qu'ils soignaient un blessé, moyen assez simple de surveiller « les murtriers ou larrons qui sunt bleciez ou blècent autrui. »


Les statuts faisaient défense à tout chirurgien de nuire à ses confrères. Ils ne pouvaient être deux pour soigner le même malade, à moins que ce ne fût d'un consentement mutuel ; règlement fort bien entendu au point de vue de l'intérêt des praticiens, mais qui pouvait mettre le malade à la merci d'un chirurgien incapable et ignorant, sans qu'il lui fût permis de réclamer les soins d'un autre plus habile.


Les examens des chirurgiens consistaient surtout en épreuves pratiques. A Beaune, par exemple, l'"ouvrier" est tenu de rester quatre jours dans la boutique de chaque maître « et d'y faire ung fer de lancete bien tranchant, bien poignant, pour bien doulcement et seurement seigner tous lieux que l'on doibt seigner sur corps d'homme et de femme. »
A Bordeaux, où la corporation était dirigée par quatre jurés élus annuellement, les épreuves portaient sur la botanique, la saignée, la composition des emplâtres et onguents, l'usage des ventouses, etc.

Pendant longtemps, les dissections ne purent se faire que clandestinement, et ce n'est guère qu'à partir du XIVe siècle que l'on fit sérieusement de l'anatomie.
En 1356, nous apprenons qu'on ordonna aux juges de Montpellier de donner tous les ans le cadavre d'un condamné à la Faculté de médecine : ce n'était guère. Aussi, au XVIe siècle, les étudiants ne se faisaient pas faute de dérober des cadavres pour se livrer à l'étude de l'anatomie. Pour ce faire, ils allaient, la nuit, « prélever » les corps fraichement enterrés au cimetière municipal, qui se trouvait à l’époque sur le Verdanson, à deux pas de la faculté, la plus ancienne de France. C’est pour mettre fin à ces pratiques qu’il fut décidé de « délocaliser » le cimetière hors de la ville, sur la route de Nîmes, où il se trouve toujours…

06.03.2007

Monsieur Pierre

Il possède un beau terrain en forme de L, pile entre le collège et mon immeuble. De la fenêtre de la chambre des filles, on aperçoit, entre les oliviers, le toit de sa petite maison. Plus loin, un champ laissé à l’abandon depuis longtemps par la mairie, où fleurissent des carcasses de bagnole, jouxte ses vignes.
L’autre après-midi, alors qu’il était en train de les tailler, un de ses jolis coqs dorés est venu lui tenir compagnie. Le vieux a levé la tête un instant, lui a souri, et a repris son travail.
J’étais venu lui rendre la clef de sa boite aux lettres, que nous avions trouvée la veille.

- Résumé de la conversation

- J’ai 86 ans. Quand je suis arrivé ici, il n’y avait presque personne, sauf lui, peut-être (il désigne le portail de son voisin d’en face, qui élève des oies)

- Les gamins, maintenant, c’est tous des voyous (certains, l’été dernier, ont mis le feu à une partie de son champ…) Sauf un. (il parle de mon petit voisin V.) Celui-là, c’est un bon petit gars, je l’aime bien, celui-là.

- Mais…. Y a pas que les gamins… On m’a empoisonné deux chevaux que j’avais dans le champ du fond…et un chien aussi. Parce qu’ils veulent m’acheter le terrain.

- Tu te rends compte, tout ça, c’est une vie entière de travail, et je travaille encore, hein, (il fait chaque année ses vendanges à la main, avec ses fils). Alors écoute bien : moi vivant, celui de la mairie qui viendra me prendre ce que j’ai, je te l’accueille avec le fusil. Et je lui dirai : Va-t-en, vite… ou je te descends.


- Tu vois, cette petite branche d’olivier, là, au bout. Eh bien lorsque je l’ai planté, en 1956, il était comme ça. Il a 50 ans, mon olivier.

Sous sa casquette de velours, ses yeux se mettent à sourire un peu.

05.03.2007

A quoi rêvent les patineurs ?


podcast

03.03.2007

Le paradis des petites filles...

Cet après-midi, Mamaman et Mamie m'ont fait visiter un endroit formidable. Ça s’appelle Tozéreusse (sic) ou quelque chose comme ça.

Formidable, je vous dis.

C’est comme à la médiathèque, sauf qu’on n’a pas le droit d’étaler par terre tous les livres qu’on veut pour les lire tranquillement.
Alors j’ai trimballé des boites de patamodelé, j’ai fait l’inventaire des paquets de feutres, j’ai essayé tous les modèles de poussettes pour poupée et aussi les camions, vérifié les étiquettes des Légo, j’ai tripoté tout ce que j’ai pu.

C’est bizarre, tout de même, parce qu’il y avait là un monsieur tout grand, habillé en noir, qui me suivait partout, et qui ne partageait pas du tout mon enthousiasme. (Peut-être que c’est un endroit juste pour les enfants et les mamans ?)

Mamaman, en tout cas, elle, était ravie. Je crois bien qu’elle avait envie de tout m’acheter…

Alors…

Une poupée avec des tresses blondes et son nounours, et aussi une poussette rose pour la promener…

C'est Mamie qui m'a acheté la poussette, alors pour la remercier, je lui ai décoré sa voiture. C'était super joli, tous ces petits bouts de catalogue...





[Ah si seulement je connaissais le numéro de la carte bleue –qui est marron- de Mamaman !!]

Toutes les notes