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16.02.2007
L'heure du goûter...
11:35 Publié dans Mes petits trucs... | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
14.02.2007
De la suite dans les idées...
Cet après-midi au parc :
Barbalala suit depuis un petit moment un bambin aux cheveux tartinés de gel, à peine plus grand qu'elle, qui pousse avec ardeur une poussette de poupée, rose...
Elle le suit calmement, avec constance, dans tous les détours qu'il fait entre les balançoires, attirée par ce joli jouet, me dis-je... Le môme ne l'a même pas vue.
Je laisse faire, j'observe de loin.
Le gamin finit par se lasser de trimballer sa poussette vide, et l'abandonne alors dans un coin.
Barbalala, qui suivait à un demi-pas de là, en profite prestement. D'une main elle empoigne l'engin, de l'autre elle plonge à l'intérieur, et se retourne alors vers moi, avec un large sourire triomphant, brandissant dans sa menotte potelée...
Un biscuit !!
00:19 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
13.02.2007
Un dimanche à St Jean...
Dimanche, je suis allée à St Jean de B avec Monpapa, Mamaman et ma soeur.
C'était jour de marché, fête de la truffe.
Pour la première fois, j'ai vu en vrai :
une chèvre, un cheval, des oies, des poules, des moutons, des agneaux, une vache et... un cochon !!!
J'avais envie de tous les caresser, j'ai tout regardé en grand.
(là, c'était des espèces de grosses poules avec une tête bizarre, des dondons, a dit Mamaman)
L'après midi, on a monté beaucoup-beaucoup d'escaliers en pierre et en bois pour aller tout en haut d'une tour. Une dame derrière nous n'arrêtait pas de râler : "Quelle idée de monter là-haut avec des enfants !" disait-elle...
Et sur le parking, j'ai même eu le droit...
de conduire, à l'arrêt bien sûr, la voiture de Papa !!
13:56 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
12.02.2007
Les boulangers...
Puisque la petite histoire des épiciers semble avoir séduit certains d'entre vous, je m'en vas vous conter ce soir celle des boulangers.
Comme toutes les corporations en France, celle des boulangers s'est formée, et avant toutes les autres, par une sorte de confrérie ou société religieuse ; on les appelait alors talemeliers.
Deux hypothèses quant à l'origine de ce mot : talemelier dériverait de tamiser, ou bien de taler qui signifiait battre (idée de pétrissage) et mêler. Le mot boulanger apparaît plus tardivement vers la fin du 12ème siècle.
Un de leurs privilèges était de pouvoir acheter et revendre des porcs sans payer de droits, parce que les porcs leur étaient nécessaires pour manger le son que les meuniers ne séparaient pas encore de la farine, du fait d’une interdiction qui leur était faite de repasser les grains sous la meule.
Dès ce temps-là, le droit de visite (droit de contrôle des marchandises) était établi, et le pain d'un poids insuffisant était saisi et confisqué au profit des pauvres ; tout délit était jugé par le maître de la communauté ; les appels étaient portés devant le grand panetier, qui jugeait en dernier ressort. La pénalité était fort simple : toute faute était punie d'une amende de six deniers.
En 1366, par une ordonnance du 12 mars, Charles V décide que les boulangers, tant de Paris que du dehors, apporteront leur pain à la halle les jours de marché, et ne pourront faire de pain que du même poids, de la même farine, de la même substance et du même prix :
Ils feront deux sortes de pain, l'un de tel poids qu'il vaille 4 deniers, et l'autre de 2 deniers.
Le même roi, en juillet 1372, et encore au mois de décembre de la même année, revint sur le fait de la boulangerie ; il décida que le prix du pain serait fixé à Paris selon les différents prix du blé.
Quand le blé vaudra 8 sous, le pain blanc ou pain de chailli de 2 deniers pèsera en pâte 30 onces, et tout cuit 25 onces et demie ; le pain bourgeois de même prix pèsera en pâte 45 onces, et cuit 37 onces et demie ; enfin, le pain de brôde, de qualité inférieure, du prix d'un denier, pèsera en pâte 42 onces, et tout cuit 36 onces.
Il semble que les pâtes à pain aient été volontairement sous-hydratées, donc fermes, car on considérait qu'un pain fabriqué avec davantage d'eau serait moins nourrissant. On commençait le pétrissage avec les mains, mais lorsqu'il y avait beaucoup de farine, on l'achevait avec les pieds, quelquefois nus, quelquefois enveloppés dans un sac. Ce pétrissage se faisait à même le pétrin ou sur une table placée à terre.
Au commencement du quatorzième siècle, Charles VI déclare :
• Que les boulangers ne pourront acheter ou faire acheter ni grains ni farines aux marchés de Paris, si le marché n'a duré au moins une heure ;
• Que nul boulanger ne pourra être en même temps meunier ou mesureur de blé ;
• Que les boulangers ne pourront acheter de blé que par le ministère d'un mesureur juré.
Les rigueurs d'une guerre interminable, la rareté et le haut prix des céréales, la vente très certaine du pain dont le paiement était très incertain, découragèrent les boulangers sous le même règne de Charles VI, et bon nombre d'entre eux détruisirent leurs fours. Ordre leur est donné, par lettres de février 1415, de les reconstruire sans délai sous peine de bannissement.
Il faut croire, donc, qu’au Moyen-âge, la profession était extrêmement réglementée...
Une ordonnance fort singulière du 13 mai 1569 nous apprend que les compagnons boulangers devaient être continuellement en chemise, en caleçon, sans haut-de-chausses, et en bonnet, dans un costume tel, en un mot, qu'ils fussent toujours en état de travailler et jamais de sortir, hors les dimanches et les jours de chômage réglés par les statuts :
« Et leur sont faites défenses d'assembler, monopoler, porter épées, dagues et autres bâtons offensibles ; de ne porter aussi manteaux, chapeaux et hauts-de-chausses, sinon les jours de dimanche et autres fêtes, auxquels jours seulement leur est permis porter chapeaux, chausses et manteaux de drap gris ou blanc et non autre couleur, le tout sur peine de prison et de punition corporelle, confiscation desdits manteaux, chausses et chapeaux ».
Quelques proverbes de l'époque :
"Où pain faut, tout est à vendre". "Grande faim ne trouve jamais mauvais pain". "A faim de quinzaine, pain de trois semaines". 'Mieux vaut un pain d'orge sans dette qu'en prêt un pain de froment".
23:00 Publié dans Histoires du Moyen-Age | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
07.02.2007
Les épiciers...
Au Moyen-Age, le nom d'épicier s'appliquait soit aux simples chandeliers ou fabricants de bougie, soit il s'étendait à cette classe intermédiaire entre les empiriques et les médecins, qu'on appelait les apothicaires.
Rarement signifiait-il le marchand de menus comestibles comme nous le comprenons de nos jours.
Dans une ordonnance datant de 1312, il leur est formellement enjoint de vendre de la bougie sans suif.
La bougie doit être faite moyennant dix bougies à l'once à peine de confiscation ; le fabricant devait de plus y imprimer sa marque personnelle pour qu'il fût très facile de retrouver les délinquants en cas de fraude.
Ils doivent aussi se servir de balances justes et ne point tricher sur les poids…
En 1336, le prévôt de Paris rappelait aux apothicaires-épiciers qu'ils étaient forcés de soumettre aux maîtres de la médecine tous opiats ou autres drogues débitées dans leurs officines.
S’ensuivit en 1514, une longue lutte des apothicaires pour obtenir la séparation des deux corps de métier.
C’est ainsi que les « espiciers simples », c'est-à-dire les marchands de « bougie de saulces et d'huile », eurent une existence à part.
Les épiciers tenant et vendant « saulces, comme canneline, saulce vert, saulce rapée, saulce chaude, saulce à composte, moustarde et aultres saulces », devront les composer de bonne qualité à peine de 10 sols d'amende, suivant les ordonnances « du mestier des saulces ».
En 1620, ils obtinrent de vendre du fer forgé, des clous, et même du charbon.
Le XVIIIe siècle les rattacha aux droguistes ou apothicaires. Ils vendent alors de la thériaque, des préparations de kermès, le mithridate, mais ils ne confectionnent pas ; un arrêt de 1764 leur prohibe essentiellement la manipulation et le mélange des drogues.
Entre temps ils trouvent le moyen d'empiéter sur les charcutiers par la vente des jambons de Bayonne, de Bordeaux ou de Mayence. Ils obtiennent contre les vinaigriers le droit de tenir jusqu'à trente pintes de vinaigre, mais sans parvenir à donner à leur infime métier l'ombre du prestige des autres corporations…
Ainsi naquit ce joli métier...
00:45 Publié dans Histoires du Moyen-Age | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
06.02.2007
Les vrais gens dans la vraie vie... (suite)
La dernière fois, au parc, une dame s'est penchée vers moi et m'a dit :
- Tu es drôlement mignonne...
J'ai fait comme Mamaman m'a appris, un beau sourire-tout-grand de petite demoiselle bien polie...
La dame a un petit peu changé de figure.
- Mais [ahem] tu as un sourire bizarre...
C'est parce que ce sont des dents de laie !
12:56 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
05.02.2007
Les vrais gens dans la vraie vie...
Intérieur jour.
La pendule jaunasse de la Poste affiche 9 h 30.
Quelqu’un fait tomber une jeune femme en carton, judicieusement placée là à des fins publicitaires, c'est-à-dire pile devant la porte.
(A force d’attendre, elle en est tombée dans les pommes), me dis-je en prenant la file de la machine à affranchir.
C’est alors qu’elle a surgi de nulle part.
- Oh ! qu’elle-est-jolie-mais-qu’est-ce-qu’elle-est-jolie-mais-oui-vraiment, Olalalalalala
(On respire, Madame, lààààààààà, ça va aller…)
- Et comment elle s’appelle, cette poupée ?
(C’est PAS une poupée…)
- Elle s’appelle Iris….
- Oooooooh ! (bis répétita) c’est drôlement joli-c’est-fin-c’est-Egyptien, hein ?
- Euh… grec…
- Ah oui, vous êtes « branchée* » prénoms antiques, alors…
- Valà, d’ailleurs, on voulait l’appeler Guenièvre…
(elle se demande si c’est du lard ou du cochon ou si j’ai picolé ou quoi)
[un ange passe,
- Donnez-la moi, je vous la tiens…
(Même pas dans tes rêves les plus fous)
- Mais si, pendant que vous…
- Nonononon, je vous en prie, allez-y, de toute façon, j’ai ENORMEMENT de courrier à affranchir, j’en ai pour des plombes, allez-y-allez-y
(Restons patient, restons courtois)
(s’adressant soudain à Barbalala) : - Tu sais, d’habitude, les bébés n’ont pas peur de moi…
(Ben sans doute qu’ils devraient…)
[Et patati et patata]
Impossible de la décoller pendant un quart d’heure…
Selon le degré « d’intrusion » (cela fait plusieurs fois que l’on me dit « donnez-la moi » ou qu’on essaie de la toucher sur le visage) et l’humeur du jour, je peux carrément le prendre assez mal…
Y’ a pas écrit Jouéclub sur mon tee-shirt….
23:29 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
02.02.2007
Celle du vendredi...
Une femme rentre tôt chez elle et trouve son mari dans leur chambre en train de faire l'amour avec une jeune femme belle et sexy.
- Espèce de porc ! Comment peux-tu me faire ça à moi, ton épouse fidèle, la mère de tes enfants ! Je quitte cette maison, je demande le divorce !
- Attends, attends une minute ! Avant de partir, laisse-moi au moins te raconter ce qui s'est passé.
- OK, mais c'est la dernière chose que j'entendrai de toi. Le mari commence alors à raconter son histoire..
- Je rentrais à la maison en voiture et cette jeune femme faisait du stop. Je la vis si désemparée que je m'arrêtais et la fis monter.
Elle était jolie mais sale et en guenilles. Elle m'expliqua qu'elle n'avait pas mangé depuis 3 jours...
Très ému, je l'amenai à la maison et réchauffai les raviolis que j'avais préparés pour toi la veille au soir et que tu n'avais pas voulu manger parce que tu as peur de grossir ; la pauvre petite les a pratiquement dévorés.
Comme elle était très sale, je lui ai proposé de prendre une douche... Pendant qu'elle se douchait j'ai pris ses vêtements pleins de trous, je les ai jetés et je lui ai donné un jean que tu avais depuis quelques années et que tu ne peux plus porter parce qu'il est trop juste.
Je lui ai également donné le chemisier que je t'ai offert à l'occasion de ton anniversaire et que tu ne portes pas parce que je n'ai pas bon goût. Je lui ai donné le pull que ma soeur t'a offert à Noël et que tu ne porteras pas juste pour embêter ma soeur.
Je lui ai également donné les bottes que tu as achetées dans une boutique de luxe et que tu n'as plus jamais portées après avoir vu ta collègue porter les mêmes.
La jeune femme m'était très reconnaissante et je la raccompagnais à la porte.
L'histoire aurait dû s'arrêter là... Mais elle se retourna alors vers moi les yeux plein de larmes et me demanda :
- Vous n'avez rien d'autre que votre femme n'utilise pas ?
14:15 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
01.02.2007
Les abeilles... (suite)
Le miel, salive des étoiles :
Voici donc notre charmante demoiselle qui devient butineuse.
Pour récolter 500 g de nectar de fleurs, il va lui falloir travailler un jour entier, avec quelques 900 congénères...
De retour à la ruche, le nectar sera transmis à une ouvrière de 17 jours, qui ajoute ses propres sécrétions, et le passe à d'autres. Petit à petit, l'eau s'élimine. Etiré comme un fil, le miel est alors déposé dans une alvéole, où il sera ventilé 3 jours, puis mis en réserve en guise de nourriture d'hiver.
Les abeilles produisant beaucoup plus de miel qu'elles n'en consomment, on peut alors sans leur nuire, en prélever une part.
Pour produire 450 g de miel pur, 1 000 abeilles doivent visiter 10 millions de fleurs !
Pourquoi les alvéoles sont-elles de forme hexagonale et non pas d'une autre forme géométrique ?
Il semblerait que les abeilles, dans leur sagesse ancestrale, sachent qu'à volume égal, il leur faudrait plus de cire pour fabriquer des rayons de forme différente.
A noter : les rayons sont légèrement inclinés par rapport au sol, pour éviter que le miel ne se déverse...
Aussi, la prochaine fois que vous entendez l'une d'elles bourdonner près de vous, n'ayez crainte, ces charmantes créatures ne vous veulent aucun mal, elles sont pleines de science et de sagesse...
Ce sont elles qui butinent 70 % des tournesols et des pommiers, 80 % des cerisiers et des fraisiers, et... 100% des luzernes.
Qu'arriverait-il si elles ne pouvaient plus butiner ?
23:22 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


