Lilypie 3rd Birthday Ticker La Femme coupée en deux...

23.07.2008

Compassion...

De retour de la plage, dans le bus...Barbalala et moi sommes assises devant une dame et son petit garçon d'environ 6 ans.
Le gosse joue avec son épuisette, et manque par deux fois "d'escagasser" sa maman. Elle lui demande de cesser, et à la troisième fois, saisit l'épuisette, et hausse (un peu) le ton...le gosse pleurniche, fatigué sans doute, lui aussi ivre de soleil et d'air marin...
Barbalala se retourne dans la rangée de sièges et lui dit :
"Cha va, piti gasson ? hein ?"

La maman sourit et explique "Oui, ça va, c'est parce que je viens de le gronder..."
Barbalala "Ah ? Poukoi ?"
Et la maman d'expliquer le pourquoi du comment...
Barbalala, ayant bien compris : "Aaaaah...et cha va, piti gasson ?"






(je vous aurais bien mis des photos de Barbalala à la plage, mais cette chipie m'a lancé du sable sur l'objectif et mon appareil est MORT, grrrrrrrr)

02:20 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

19.07.2008

Dear Président...

Merci Roominette...

Cela sera-t-il censuré ?

00:41 Publié dans Miouzique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

L'homme qui ne devait pas avoir de fils...

Il était une fois un homme qui naquit au coeur des belles montagnes de Catalogne. Son père, je crois, était coiffeur et lui enseigna le métier. Lorsqu’il fut en âge de se marier, ses parents lui choisirent une épouse de condition modeste, elle-même apprentie coiffeuse. Elle donna naissance quelque temps après les noces à un beau garçon.
L’enfant, âgé de quelques mois, eut une grosse fièvre. 0n fit venir le médecin, qui considéra la chose comme bénigne. L’enfant succomba le surlendemain.
Le couple ne résista pas au chagrin, et se sépara peu de temps après.
On ne sait pas ce qu’il advint de la malheureuse mère.

L’homme, quant à lui, quelques années plus tard, fit la connaissance de sa seconde épouse, qui lui donna également un fils.

Il dut s’absenter presque un an loin de chez lui, afin de faire soigner une affection dont il souffrait. A son retour, il retrouva son épouse « ventre comme Lune »… Accablé de chagrin, il quitta le domicile conjugal, s’engageant à prendre son fils auprès de lui lorsque celui-ci aurait son « certificat d’études », afin de lui donner une situation. En attendant, il ne voulait pas « priver » l’enfant de sa mère…

(Il eut une troisième épouse, qui lui donna… cinq filles !!!)

Pendant des années, les époux envoyèrent des lettres, des colis, des jouets…à l’enfant resté près de sa mère, (ça devait être un beau petit garçon, maintenant…) objets perdus qui restèrent sans réponse, puis qui furent retournés, barrés d’un péremptoire : « N’habite plus à l’adresse indiquée ».
Ils cherchèrent en vain…
Ses filles et son épouse lui donnèrent beaucoup de joie, il eut des petits-enfants qu’il choyait, parcourant des lieues à pied (malgré son grand âge) pour leur apporter des friandises…

Mais chaque jour que Dieu fit, il espéra, assis dans l’ombre bleutée de l’olivier qui ornait la place de Pt St Es***t…il attendit comme une évidence follement désespérée le retour de son fils. L’été, il scrutait parfois le visage des touristes, à la recherche d’une ressemblance, un détail infime, une allure, peut-être…
Il attendit ainsi vainement jusqu’à la fin de sa vie…

Bien des années après sa mort, l’une de ses filles retrouva le disparu…qui avait cherché, lui aussi, et ouvert un jour (par hasard ?) une boite de Pandore contenant les lettres cachées… il avait même presque trouvé…mais à Pt St Es***t, on lui avait dit que le vieux coiffeur était parti depuis quelques mois, prendre sa retraite on ne savait où…

Drôle de destin, tout serait donc histoire de temps ?

00:15 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note